Revue des marchés et occasions d’investissement — T4 2025

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Dans cette revue du quatrième trimestre de 2025, nous revenons sur une année qui a surpris de nombreux investisseurs — particulièrement au Canada — et nous réaffirmons ce qui demeure essentiel à la construction de portefeuilles à long terme : les taux d’intérêt, la croissance des bénéfices, les valorisations et une discipline d’investissement à travers les cycles de marché.

Un renversement de situation en 2025

Il y a douze mois, nous avancions que le marché boursier canadien pourrait être l’un des plus performants en 2025 — une opinion qui avait suscité un certain scepticisme à l’époque. Les résultats parlent toutefois d’eux‑mêmes. L’indice composé S&P/TSX a affiché un rendement d’environ 32 %, surpassant largement les marchés américains en dollars canadiens. À titre comparatif, les actions américaines ont progressé d’environ 13 %, le NASDAQ avoisinant les 15 %, tandis que l’Europe s’est classée juste derrière les marchés émergents.

La politique versus ce qui compte réellement pour les marchés

Malgré une année marquée par un bruit politique important — notamment des élections au Canada et aux États‑Unis — les marchés ont largement fait abstraction de ces événements. L’histoire démontre que les marchés boursiers s’intéressent beaucoup moins aux gouvernements en place qu’à deux facteurs fondamentaux : les taux d’intérêt et la croissance des bénéfices. À moins qu’un événement politique n’entraîne un choc soudain sur ces variables, son impact à long terme demeure limité.

Les taux d’intérêt : un retour à la « normalité »

D’un point de vue historique, les taux d’intérêt demeurent relativement modérés. Bien qu’ils aient augmenté après la période de taux quasi nuls ayant suivi la crise financière mondiale, les rendements des obligations à 10 ans en 2025 sont demeurés sous leurs moyennes de long terme. La stabilité — plutôt que des mouvements brusques — a caractérisé les années 2024 et 2025, offrant ainsi un environnement plus prévisible pour l’évaluation des actifs et les décisions d’investissement.

Il est important de noter que les coûts d’emprunt des entreprises, même au‑delà de 5 %, ne sont pas inhabituels lorsqu’on les analyse sur plusieurs décennies. Ce que les investisseurs redoutent avant tout, ce sont les hausses imprévues et rapides des taux — un scénario largement absent en 2025.

Pourquoi le Canada a si bien performé

La structure même du marché canadien explique en grande partie sa solide performance. Près de la moitié de l’indice S&P/TSX est concentrée dans un nombre restreint de sociétés, incluant les grandes banques, certaines financières, les producteurs de ressources et quelques entreprises technologiques majeures. Lorsque ces secteurs évoluent favorablement en même temps — comme ce fut le cas en 2025 — les rendements peuvent être remarquables.

Les prix de l’or ayant atteint des sommets historiques, les sociétés minières en ont largement bénéficié, tandis que la stabilité des taux d’intérêt a soutenu la rentabilité des banques. Après plusieurs années d’évolution latérale dans une fourchette étroite, le marché canadien a finalement franchi un seuil clé, entraînant une forte progression.

Les marchés évoluent par phases — et non en ligne droite

Les marchés canadien et américain évoluent souvent en longues périodes de consolidation, suivies de hausses marquées. Ces phases peuvent s’avérer frustrantes pour les investisseurs, mais elles font partie intégrante des cycles boursiers. Les véritables percées surviennent généralement après des périodes prolongées de patience.
Cette réalité renforce notre approche disciplinée dans le déploiement du capital. La volatilité n’est pas un risque à éviter, mais un outil à exploiter — à condition de demeurer patient et sélectif.

Des valorisations élevées, mais des occasions toujours présentes

Il ne fait aucun doute que les valorisations sont élevées tant au Canada qu’aux États‑Unis, particulièrement dans le secteur technologique, qui représente désormais plus de 40 % de l’indice S&P 500. La forte croissance des bénéfices, amplifiée par l’essor de l’intelligence artificielle, a jusqu’ici justifié une grande partie de cette prime. Toutefois, des valorisations élevées mènent plus souvent à des périodes de consolidation qu’à des reculs importants.

Surtout, des marchés dispendieux ne signifient pas l’absence d’occasions. Le leadership boursier se déplace non seulement entre les secteurs, mais aussi entre les titres de croissance et les sociétés plus défensives. Ces rotations créent des occasions pour les investisseurs patients capables de regarder au‑delà des multiples globaux du marché.

Principaux constats de 2025

• Le Canada a livré une surprise positive.
• Les taux d’intérêt et la croissance des bénéfices ont primé sur la politique.
• La technologie continue de bénéficier du thème de l’IA, avec une approche disciplinée.
• Les matières premières et les métaux industriels sont engagés dans un cycle haussier pluriannuel.
• Des valorisations élevées déplacent les occasions plutôt que de les éliminer.

En regardant vers 2026

Plutôt que de formuler des prédictions audacieuses, nous privilégions l’identification des thèmes et des risques. La régionalisation des économies crée des gagnants et des perdants. Les écarts de valorisation entre les secteurs s’accentuent. Enfin, certains événements à faible probabilité mais à fort impact — comme des chocs de taux d’intérêt ou des mouvements de devises — demeurent à surveiller.

Notre approche demeure inchangée : une construction de portefeuille rigoureuse, une exposition sélective aux thèmes de croissance à long terme et une gestion prudente des risques, quelles que soient les conditions de marché.

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